16.9.08

Infieles, una explicación sicológica


Berthe Morisot, Le berceau, 1872.

Deberíamos saberlo, la culpa SIEMPRE es de los padres. Padres fríos crean individuos con distanciamiento afectivo, incapaces de generar lazos profundos. Padres absorbentes influirán en el futuro adulto, que será exigente y demandante de afecto.
La raíz de los males está en la cuna. O en la mano que mece o no la cuna.

L’infidélité décortiquée

Estudio de la Universidad de Montréal

Des liens affectifs de type «évitant» peuvent être un vecteur d’infidélité

L’infidélité est très liée à la capacité d’attachement.
Selon diverses études, la probabilité qu’une personne soit infidèle au moins une fois au cours d’une relation de couple varie de 40 à 76 % selon les circonstances. «C’est très élevé, reconnait Geneviève Beaulieu-Pelletier, doctorante au Département de psychologie. Ces taux montrent que, même si l’on croit se marier pour le meilleur et pour le pire, les choses ne se passent pas toujours comme on le voudrait. Ce qui m’intéresse dans l’infidélité, c’est de savoir pourquoi les conjoints en arrivent là bien que ce comportement soit extrêmement dommageable pour eux-mêmes et pour le couple.»


L’étudiante a voulu savoir si le type d’attachement d’une personne avec ses proches peut être lié à ce désir d’aventures extraconjugales. «L’attachement affectif que nous témoignons aux autres est marqué par les soins parentaux reçus durant l’enfance et à partir desquels se construit le modèle de nos relations», explique-t-elle.
Des carences dans les soins parentaux peuvent mener à un attachement de type anxieux caractérisé par un désir de protection si les parents sont trop contrôlants ou angoissés dans leurs relations. À l’inverse, des rapports trop froids ou distants émotionnellement pourront induire un attachement évitant marqué par un inconfort dans les relations de proximité.
Selon les psychologues, un individu dont l’attachement est évitant est plus susceptible de multiplier les expériences sexuelles et d’être infidèle. Mais cela n’avait jamais été démontré empiriquement, indépendamment du degré de satisfaction sexuelle des personnes concernées. C’est ce qu’a voulu faire Geneviève Beaulieu-Pelletier dans une série de quatre études.


L’évitement plutôt que l’insatisfaction
Dans la première étude, effectuée avec un groupe de 145 étudiants âgés en moyenne de 23 ans et ayant déjà eu au moins un «partenaire amoureux», la chercheuse a tenu compte non seulement du type d’attachement (anxieux ou évitant) mais également des intentions d’infidélité actuelles ou passées, des infidélités réelles ainsi que de la satisfaction et du désir sexuels des sujets.
Soixante-huit pour cent de ces étudiants ont déjà pensé tromper leur partenaire et 41% l’ont fait. En retranchant l’effet de l’insatisfaction sexuelle et du désir sexuel – deux facteurs qui peuvent eux aussi être associés aux comportements d’infidélité –, une corrélation positive très nette apparait entre l’attachement évitant et l’infidélité : plus le profil est de type évitant, plus l’inclination pour l’infidélité est forte. «L’infidélité n’est donc pas liée qu’à l’insatisfaction ni à la recherche d’excitation, souligne la chercheuse. La corrélation avec l’attachement évitant s’observe pour les aventures tant passées qu’actuelles, réelles ou désirées. Mais ce lien n’est pas relevé pour l’attachement anxieux.»

Une deuxième étude réalisée auprès d’un groupe de 270 adultes en couple (âge moyen de 27 ans) a donné des résultats comparables à la première bien que les taux d’infidélité soient plus bas : 54% de ces adultes ont pensé tromper leur partenaire et 39% sont passés à l’acte. Mais la corrélation est la même: plus on est évitant, plus on est porté à «aller voir ailleurs».
Geneviève Beaulieu-Pelletier a ajouté un élément à cette deuxième étude, soit la perception des sujets à l’égard de leur propre attitude: plus un individu manifeste un attachement évitant, plus il se perçoit infidèle et non exclusif dans ses relations amoureuses.


«L’infidélité pourrait être une stratégie de régulation émotionnelle chez les personnes dont l’attachement est évitant, estime l’étudiante. Ce comportement permet d’éviter la peur de l’engagement, de s’éloigner de l’autre, de préserver son espace de liberté et de quitter l’autre avant d’être laissé.»
Cette observation est étayée par deux autres études où la chercheuse a demandé aux répondants quels étaient les motifs de leur infidélité. La volonté de se distancier du désir d’engagement manifesté par le ou la partenaire est apparue comme la principale raison.


Un profil qui peut évoluer
Ces travaux n’ont révélé aucune différence notoire entre les hommes et les femmes; autant d’hommes que de femmes ont montré un attachement évitant et la corrélation entre ce profil et l’infidélité est aussi forte chez les deux sexes. «Contrairement à ce qu’on croit généralement, le fait d’être infidèle n’est pas apparu comme étant lié au fait d’être un homme», souligne Geneviève Beaulieu-Pelletier.


Bien que l’infidélité puisse avoir des racines profondes et lointaines, la future psychologue, actuellement stagiaire clinicienne, ne pense pas pour autant que ce comportement soit inéluctable. «L’attachement peut évoluer selon l’âge et selon le type de personne rencontrée et les cas plus problématiques peuvent être traités en thérapie.» Ses deux premières études montrent d’ailleurs que la propension à l’infidélité diminue soit avec l’âge, soit avec le genre de rapports de couple.


La chercheuse présentait ses recherches au congrès de l’ACFAS tenu du 5 au 9 mai à Québec. Elle poursuit ses travaux de doctorat sur la créativité émotionnelle sous la direction du professeur Marc-André Bouchard.
Daniel Baril

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