30.1.08

Bellas artes o artes decorativas?

Vase bachelier avec bananes, Richard Millet, (voici le kitsch).

Pour ou contre le décoratif?

Pour la première fois, cette question indissociable des beaux-arts constitue le thème d’une exposition à ne pas manquer

Louise Grenier, directrice du Centre d’exposition
Pour le profane, une œuvre d’art a nécessairement un aspect esthétique qui lui confère un caractère tant soit peu décoratif. Pour le spécialiste et pour le conservateur de musée, le mot «décoratif» est plutôt péjoratif. Cette attitude de la part du milieu a même suscité une réaction de certains peintres qui se sont faits les défenseurs du décoratif.
Pour la première fois au Québec, une exposition itinérante du Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ) a été conçue sur ce thème aussi éternel qu’inévitable. Le public peut présentement la visiter au Centre d’exposition de l’Université de Montréal, la seule présentation prévue dans la métropole.
«Plusieurs raisons nous ont amenés à accueillir cette exposition, explique Louise Grenier, directrice du Centre. Il s’agit d’une part d’une approche inédite articulée autour d’une interrogation – l’art doit-il être non décoratif? – et de la façon dont les artistes perçoivent la question. L’exposition regroupe par ailleurs des œuvres québécoises majeures rendues accessibles au public. Ces œuvres permettent de replacer dans leur contexte certains tableaux de la collection de l’Université qui ont été produits par des artistes de cette exposition. Les étudiants en design, en histoire de l’art et en design d’intérieur pourront quant à eux y faire leurs recherches sur les plasticiens et sur l’esthétique en art.»
Décoratif!?
Intitulée Décoratif! Décoratifs?, l’exposition présente une soixantaine de pièces, principalement des peintures mais aussi des sculptures, des collages et des photos, regroupées en quatre sous-questions: Décoratif ou antidécoratif? Surface ou profondeur? Objet ou sujet? Séduction ou dégout?
On trouvera dans le premier groupe des artistes de renom, dont Alfred Pellan, Jean Dallaire et Charles Daudelin, pour qui la peinture revêt un rôle décoratif.

Alfred Pellan avouait faire de l’art mural et s’est d’ailleurs inspiré des tapisseries brodées, tout comme Jean Dallaire. Cela a valu à leurs productions d’être parfois taxées d’artisanales. Ce qualificatif ne découragera aucunement Charles Daudelin, qui se désignait lui-même comme un «maitre artisan».
En opposition à cette école, l’exposition nous fait découvrir des plasticiens, comme Jauran (Rodolphe de Repentigny), qui recherchent la forme parfaite expurgée de tout élément figuratif et de tout romantisme. Cette approche conduit à l’exploitation extrême de la surface pour donner les fameux monochromes, qu’on aime ou qui nous exaspèrent, tel ce Grand Portrait noir, de Jean-Marie Delavalle, qui se résume à un carré d’acrylique noir.
À elles seules, les céramiques de Léopold Foulem parviennent à illustrer tout le paradoxe du thème de l’exposition. Alliant à la fois un aspect décoratif et un côté anti-utilitaire, ces céramiques – qu’il nomme paradoxalement Abstraction – s’inspirent de vases dont le rôle fonctionnel est rendu impossible par l’obturation de l’ouverture; l’intérieur disparait et l’objet devient ainsi une surface.
Le dégout décoratif
Le questionnement artistique a également eu pour effet d’amener l’utilisation d’objets de la vie quotidienne dans les œuvres d’art, une source d’inspiration illimitée et exploitée à toutes les sauces, notamment par le pop art. L’introduction d’objets dans un contexte autre que leur raison d’être vise une critique de la société, voire un discours idéologique, qui rompt avec l’esthétisme attendu d’une œuvre d’art. L’Opicpapel, de Pierre Amyot, où une pelle et un râteau véritables se prolongent dans une toile, à moins que ce ne soit l’inverse, en est une bonne illustration.

Cette rupture avec l’esthétisme finit par conduire à l’ironie et ultimement au mauvais gout délibérément recherché, thème de la quatrième partie de l’exposition. Ici, le kitsch, en tant qu’opposition au canon du bon gout, est réhabilité et son extravagance peut même offrir un côté décoratif, voulu ou non. C’est le cas de ce Vase chinois bachelier avec bananes, de Richard Milette.
«L’art a bien le droit d’être kitsch», affirmait Denis Rousseau, qui nous présente pour sa part une photo de son Bébé dans un immense cadre qui s’ouvre sur la Berceuse de Brahms jouée par une boite à musique.
Par ses recoupements parfois déconcertants, cette exposition nous montre en fait que l’art qui cherche à faire réfléchir peut ainsi être décoratif, alors que celui qui se veut explicitement décoratif peut aussi faire réfléchir.
Conçue par Paul Bourassa, conservateur aux expositions au MNBAQ, Décoratif! Décoratifs? se tient jusqu’au 23 mars au Centre d’exposition, situé au pavillon de la Faculté de l’aménagement. En parallèle à cette exposition, M. Bourassa prononcera une conférence sur le même thème aux Belles Soirées et Matinées le 19 février.
Daniel Baril

expo.umontreal.ca
bellessoirees.umontreal.ca
Extraído del boletín Iforum de la Universidad de Montreal.




25.1.08

Ibn Hazm de Córdoba, el Ovidio andaluz


"El insomnio es otro de los accidentes de los amantes. Los poetas han sido profusos en describirlo; suelen decir que son los “apacentadores de estrellas”, y se lamentan de lo larga que es la noche. Acerca de este asunto yo he dicho, hablando de la guarda del secreto de amor y de cómo trasparece por ciertas señales:

Las nubes han tomado lecciones de mis ojos
y todo lo anegan en lluvia pertinaz,
que esta noche, por tu culpa, llora conmigo
y viene a distraerme en mi insomnio.
Si las tinieblas no hubieren de acabar
hasta que se cerraran mis párpados en el sueño,
no habría manera de llegar a ver el día,
y el desvelo aumentaría por instantes.
Los luceros, cuyo fulgor ocultan las nubes
a la mirada de los ojos humanos,
son como ese amor tuyo que encubro, delicia mía,
y que tampoco es visible más que en hipótesis.

Sobre el mismo asunto dije también en otro poema:

Pastor soy de estrellas, como si tuviera a mi cargo
apacentar todos los astros fijos y planetas.
Las estrellas en la noche son el símbolo
de los fuegos de amor encendidos en la tiniebla de mi mente.
Parece que soy el guarda de este jardín verde oscuro del firmamento,
cuyas altas yerbas están bordadas de narcisos.
Si Tolomeo viviera, reconocería que soy
el más docto de los hombres en espiar el curso de los astros.

Las cosas se enredan como las cerezas y unas traen otras a la memoria. En este poema he comparado dos cosas con otras dos en un mismo verso, el que empieza Las estrellas en la noche, etc…, cosa que tiene mérito en retórica."

Poesía pagana como conjuro de amor


Pedalling through

The dark currents

I find An accurate copy

A blueprint

Of the pleasure

In me

Swirling black lilies totally ripe

A secret code carved

Swirling black lilies totally ripe

A secret code carved


He offers

A handshake

Crooked Five fingers

They form a pattern

Yet to be matched

On the surface simplicity

But the darkest pit in me

It's pagan poetry

Pagan poetry


Morsecoding signals (signals)

They pulsate (wake me up)

and wake me up(pulsate)

from my hibernation

On the surface simplicity


Swirling black lilies totally ripe

But the darkest pit in me

It's pagan poetry

Swirling black lilies totally ripe


Pagan poetry

Swirling black lilies totally ripe....

I love him, I love him I love him,

I love himI love him, I love him

I love him, I love him


She loves him, she loves him

This time

She loves him, she loves him

I'm gonna keep me to myself

She loves him, she loves him

She loves him, she loves him

This time
I'm gonna keep my all to myself

She loves him, she loves him

And he makes me want to hand myself over

She loves him, she loves him

She loves him, she loves him

And he makes me want to hand myself over


Bjork: Pagan Poetry


24.1.08

Sweet Janis´s lullaby


...

Don't you know,

Honey, nobody ever gonna love you

The way I try to do.

Who'll be willing to take your pain

And all your heartache, too ?

Honey, I swear I'll always,

I'll always be around

If you ever want me

Come on and cry, cry baby, cry baby


...

I know when you're sharp and round, babe,

Seems like the grass always looks greener,

When you're looking over there in somebody else's back-yard

So I know what you're tryin' to tell me

When you say, mama, mama, mama, mama, mama,

I've gotta go out shopping for my life
I've gotta find my, my own true third eye,

Hare Krishna identity out there on the road there.


And although it may be comfortable here

Sleeping in all your nice bed with all those satin sheets

And all that nice fur, eatin' all that chicken

Gettin' stoned, havin' a good time

I have to go and rough it

I have to go to Africa

Or I have to go to Omaha, or some place like that,

I have to find myself, you know what I mean ?

So there's this stud, man, walkin' around

the fuckin' highways of America with a pack on his back

Lookin' for his identity, right ?

21.1.08

El Arte como oblivious antidote


Pluck from the memory

a rooted sorrow;

Raze out the written troubles

of the brain;

And with some sweet

oblivious antidote

Cleanse the stuff'd

bosom of that perilous stuff

Which weighs upon the heart?


W. Shakespeare, Macbeth, acto V.
Torcuato Tasso, Delacroix.
.


19.1.08

Coleccionistas de besos



Toco tu boca, con un dedo toco el borde de tu boca, voy dibujándola como si saliera de mi mano, como si por primera vez tu boca se entreabriera, y me basta cerrar los ojos para deshacerlo todo y recomenzar, hago nacer cada vez la boca que deseo, la boca que mi mano elige y te dibuja en la cara, una boca elegida entre todas, con soberana libertad elegida por mí para dibujarla con mi mano por tu cara, y que por un azar que no busco comprender coincide exactamente con tu boca que sonríe por debajo de la que mi mano te dibuja.

Me miras, de cerca me miras, cada vez más de cerca y entonces jugamos al cíclope, nos miramos cada vez más de cerca y los ojos se agrandan, se acercan entre sí, se superponen y los cíclopes se miran, respirando confundidos, las bocas se encuentran y luchan tibiamente, mordiéndose con los labios, apoyando apenas la lengua en los dientes, jugando en sus recintos donde un aire pesado va y viene con un perfume viejo y un silencio. Entonces mis manos buscan hundirse en tu pelo, acariciar lentamente la profundidad de tu pelo mientras nos besamos como si tuviéramos la boca llena de flores o de peces, de movimientos vivos, de fragancia oscura. Y si nos mordemos el dolor es dulce, y si nos ahogamos en un breve y terrible absorber simultáneo del aliento, esa instantánea muerte es bella. Y hay una sola saliva y un solo sabor a fruta madura, y yo te siento temblar contra mí como una luna en el agua.

Julio Cortázar, en Rayuela, cap. VII.

15.1.08

Carlos Reyles, la locura erótica

Eros y Psique, Canova, museo del Louvre.


"Sara sentíase desfallecer, los besos prolongados y sonoros en el pabellón tierno y sensible de las sonrosadas orejas, estremeciánla y le llenaban los oídos de músicas inefables, de melodías celestes, que llegaban a producirle desmayos y espasmos voluptuosos.

-Me muero - balbuceó por último sin corresponder ya a las apasionadas caricias que recibía - me muero -repitió, escondiendo la cabeza en el pecho de Julio, para huir de los besos que le hacían tanto bien y tanto mal. Pero él, poseído de la locura erótica, orgulloso de producir aquella voluptuosidad que mataba, deseando tal vez que muriese entre sus brazos, siguió prodigándole enervadoras caricias, enloquecido de verla oscilar entre la vida y la muerte, como la luz de la vela que se sopla, y tiembla próxima a extinguirse y otro soplo puede matar..."


Carlos Reyles, en El extraño.

Boca de manantial


Pure qualcuno ti disfiorerà,
bocca di sorgiva.
Qualcuno che non lo saprà,
un pescatore di spugne,
avrà questa perla rara.


Gli sarà grazia e fortuna
il non averti cercata
e non sapere chi sei
e non poterti godere
con la sottile coscienza
che offende il geloso Iddio.


Oh sì, l'animale sarà
abbastanza ignaro
per non morire prima di toccarti.
E tutto è così.


Tu anche non sai chi sei.
E prendere ti lascerai,
ma per vedere come il gioco è fatto,
per ridere un poco insieme.


Come fiamma si perde nella luce,
al tocco della realtà
i misteri che tu prometti
si disciolgono in nulla.
Inconsumata passerà
tanta gioia!


Tu ti darai, tu ti perderai,
per il capriccio che non indovina
mai, col primo che ti piacerà.
Ama il tempo lo scherzo
che lo seconda,
non il cauto volere che indugia.


Così la fanciullezza
fa ruzzolare il mondo
e il saggio non è che un fanciullo
che si duole di essere cresciuto.

Vincenzo Cardarelli

14.1.08

Abderrazak Sahli, cerámicas ancestrales


Aderrazak Sahli, Hammamet, Túnez 1943.

Jaume Plensa, artista del sueño y de la luz


Del museo de arte contemporáneo de Niza, donde expone hasta fines de abril:

Jaume Plensa est né à Barcelone en 1955 ; il est actuellement l'un des sculpteurs les plus importants de la scène artistique contemporaine.

Depuis 1980, date de sa première exposition à Barcelone, Jaume Plensa a vécu et travaillé à Berlin, Bruxelles, au Royaume-Uni (invité par le Henry Moore Institute) et en France (invité par l'Atelier Alexandre Calder) ; Il vit actuellement entre Barcelone et Paris où il a enseigné à l'Ecole nationale des Beaux-Arts.

Depuis 1992 Plensa a reçu de nombreux prix et distinctions tant sur le plan national qu’international, notamment une nomination au titre de Chevalier des Arts et des Lettres du Ministère de la culture en France (1993), le prix national des Arts Plastiques, le prix national de la culture de la Généralité de Catalogne (Barcelone, 1997), le Prix de l'Association espagnole des Critiques d'Art pour la meilleure œuvre présentée à l'ARCO (Madrid, 1998), le prix Koinè-Seat per l'Arte (Vérone, Italie, 1998), le prix Mariano Benlliure de Sculpture 2002 (Madrid, 2002) ; plus récemment il a été nommé Docteur Honoris Causa de la School of the Art lnstitute of Chicago (Chicago, Etats-Unis, 2005).

Les matériaux de l’artiste

Le travail de sculpture de Jaume Plensa a connu différentes étapes. Au début des années 1980 le fer a représenté son matériau privilégié, les sculptures étaient en grande partie réalisées avec des éléments et matériaux de récupération, fer, bronze, cuivre, etc., matérialisant des personnages et des formes anthropomorphiques à partir de collages et découpages.

En 1986, Plensa engage une série de sculptures en fer ayant recours à l'une des plus anciennes techniques de fonte de métal. Ses pièces se transforment alors en sculptures de grand format en rapport avec la terre, les roches et le magma.

Abandonnant ensuite presque toute trace de figuration, Plensa tout en continuant à travailler avec le fer lui associe la lumière qui, combinée au métal, produit un travail d'une grande beauté. C'est à ce moment-là aussi qu’il introduit dans ses sculptures des textes en relief, des textes poétiques, des phrases ou simplement des mots, qui agissent comme autres matériaux constitutifs de l'œuvre, couleur ou coups de pinceau.

Depuis lors, Jaume Plensa n'a jamais cessé de travailler avec la lumière et la fonte, aluminium, bronze, laiton, verre, acier, résine et autres, variant les matériaux en fonction des besoins de l’œuvre elle-même ou de l'espace d'exposition. Toujours réalisées à l'échelle humaine, ses sculptures nous donnent à voir des containers, des cabines, des cavités. Ces dernières années, de manière presque simultanée, les matériaux retenus pour la fonte étaient la résine synthétique, le verre fondu, mais aussi l'albâtre, choisi pour sa mystérieuse translucidité, utilisés pour construire ces «maisons» si personnelles, sièges de l'âme et recueils des émotions.

Ajoutés à la lumière parfois troublante, son et texte constituent une autre piste à suivre, une porte à ouvrir et confèrent au travail actuel de Plensa la dimension poétique du langage, à la fois lyrique et matériel, qui le caractérise et le différencie.

Dans le domaine de la sculpture dans l’espace public qui représente une importante partie de la production de l’artiste, on peut voir des œuvres permanentes de Plensa en Espagne, en France, au Japon, au Royaume-Uni, en Corée, en Allemagne, au Canada, aux États-Unis etc. L’un de ses projets les plus récents et indéniablement l'un des plus brillants, est The Crown Fountain (2006) situé dans le Millenium Park de la ville de Chicago; on peut citer aussi Breathing installée dans le bâtiment de la BBC à Londres.
.

La nave griega de los locos


Naveguemos,
más allá de la calle de los vientos
esquina con el mar,
naveguemos
esta nave de los locos
donde podremos soñar
y perdernos en el horizonte
de las ilusiones,
naveguemos.
D.B.
Ship of Fools, del artista Dionisis Kavallieratos-
D.B.

Ciudad de adobe, barro y oro


La magnífica ciudad chimú de Chan Chan sobrevive solitaria, fantasmal, en la costa del norte de Perú. Resiste el adobe, el barro, más no el oro que tentara mortalmente a tantos.
La barre el viento marino, el mismo mensajero de los dioses que adoraban sus habitantes, hasta que fueron exterminados a fines del siglo XV por quienes construirían Machu Pichu.
Una ciudad que pudo haber inspirado a Calvino para sus Ciudades Invisibles, una ciudad que hacía del agua su deidad y hoy es desierto árido.
D.B.

Soulages para el beduino azul



Tu nombre

magnífico

escrito en las arenas,

beduino azul

dando tanta vida a los desiertos

de mi memoria.

D.B.

Artista: Pierre Soulages, composición en azul.

10.1.08

Lucien Clergue, maja cebrada




Todo fue hermoso y terrible,

la espera y el sueño.

D.B.


A la frontière entre peinture et photographie, Lucien Clergue est surtout connu pour ses clichés de nus voluptueux, ses portraits de personnages célèbres (Picasso, Cocteau,.. .), ses images de corrida et ses photographies de paysages naturels.

Lucien Clergue, el cuerpo gozado


El verde recobrado por la lluvia,
la calma,
pájaros que resisten
a la grisura
y pájaros que celebran
el fin de la sed,
cuando un techo es un reino
y esa tristeza húmeda
de que no estés aquí.
D.B.

9.1.08

Dónde la sombra junguiana, Hermann Nitsch


Hermann Nitsch, con su Teatro de las orgías y los misterios, fue una figura descollante del Accionismo vienés en los años 60.
Sus obras se pueden ver en el museo que lleva su nombre en Mistelbach, Austria.
Dirección web: www.mzmistelbach.at.


Contra la frustración, el cuerpo, Otto Mühl


El beso de Klimt


Lo busqué
en calles calientes,
en avenidas impensadas,
y bajo una lluvia
de atardecer,
hasta que lo hallé
al beso de Klimt



en una azotea al sur.




Tantas veces negado,



tantas veces sufrido,



y estaba allí,



esperando.




Manantial inevitable.
Cómo, cómo no morir de sed,
cómo, cómo.




D.B.
.




Hombre en azul


Ví su sonrisa interior

y sentí que era feliz

un segundo,

un primero y un último

en el reloj.


Así de precisa y frágil

fue la dicha al saberlo.


Yo que lo creía hijo

de la luna de Poseidón,

y él despejó un momento,

una eternidad,

sus cristales helados

para decirme adiós

en otro tono

que el definitivo.


D.B.

7.1.08

Lavender fields for ever


Bosque de bambúes


Bambúes


A giant grassBamboo belongs to the large family of grasses (or Poaceae), along with wheat, corn and turf grasses. There are more than 1,200 bamboo species around the world, in some 70 genera.
Bamboos are native to Africa, Australia and the Americas, but the largest number of species is found in Asia, with close to 300 of them originating in China.
The largest bamboos grow in tropical regions, whereas smaller or dwarf bamboos are more common in temperate regions.
It grows at an amazing rate, up to one metre in the space of 24 hours! Botanists still don't fully understand its flower production-some species flower only at intervals of several years, if not decades or even centuries. There are approximately 1,200 species of bamboo around the world, most of them in Asia.

Jazz


En el museo del Jazz de Montréal, el sitio de honor lo ocupan Ella Fitzgerald, Oscar Peterson, Louis Armstrong y ... Astor Piazzolla.
Un Adiós Nonino glorioso recibe a los visitantes en la sala que recrea un night club de los años locos, uno de tantos reductos que crecieron como hongos cuando la Ley Seca estalló en las gargantas de U.S.A. y había que buscar un lugar hospitalario, hasta que la fiebre conservadora y cementosa del alcalde Levesque impuso la piqueta. Como no pudo hacer tabla rasa, hoy son cientos los pequeños lugares donde reunirse a escuchar del mejor jazz del mundo, jam sessions deliciosas, y el más free de los free jazz.
D.B.
.

Ajedrez


Si nuestras guerras fueran sólo un juego,

si nuestra guerras fueran 64 cuadros,

donde terminar en tablas fuera honroso

y nadie muriera.


D.B.

5.1.08

Oráculos


"HUAN : scatter clouds or crowds; break up obstacles; dispel illusions, fears and suspicions; clear up misunderstandings; dissolve, evaporate, disintegrate, fade, vanish; fog lifting or clearing away."

Décollage





¿Me amaría él


con todo lo que no soy


y no tengo?




Claro que no.




Muchos hombres que he querido


amar


me han dicho


que sólo me amarían


si yo fuera puta y fría,


en la medida de lo conveniente,


claro está,


todo cuanto de exiguo amor


se pudiera dar


a una puta y fría


Mujer.




Y entonces, se preguntan,


porqué me escondo


bajo las piedras


y porqué, amandra, me expongo


a veces


al sol


sin temer que me amputen


un brazo o la virtud,


sin temer que me incineren


arenas de otros desiertos


que las de mi mar interior.




D.B.

Vostell: décollage-happening
"El observador puede y debe diferenciar entre forma y contenido. Hechos que son horribles y atroces en la vida, tienen a veces una fascinante irradiación estética, si bien hay que rechazar el contenido y los resultados del suceso..."
.

Adónde


Debo ir a enterrar a mi hijo

en los hielos,

debo irme con él.


Era un hijo varón, lo sé,

pero no hubiera querido

verme sufrir,

por eso es mejor ir

y enterrarse, enterrarnos

en los hielos,

para congelar las lágrimas,

esas sales,

que sin embargo,

funden la nieve.


¿Adónde iría entonces

a enterrar a mi hijo?


Al risco inexpugnable

del volcán

llegan los buitres

que no ofrecen

transmutación.


El desierto abisal

está muy lejos,

y las arenas están

envenenadas.


¿Adónde iré

a enterrarte,

hijo de la luna?


¿Bajo las piedras,

entre grietas de murallas

o en selvas de bambúes?.


Adónde.


D.B.

Bergman, la sed, törst.


Los dos sexos no pueden unirse jamás.

Los separa un océano

de lágrimas y malentendidos.

Bergman II


El reloj sin agujas

que deseaste

era tal vez el estado suspendido

de un orgasmo

de ciencia aterradora y lo buscaste

con tanta sed,

y era

un reloj de arena.


D.B.

Bergman, cuando huye el día


Y cuando huya el día

qué te quedará.

¿podrás elegirlo?

la huella que el viento

borrará

¿será de cenizas de amor,

de arena cruel

o un círculo en el agua?


¿Te encontrará seco

ese atardecer

o te irás, pero

soñando otros colores?


Secas también

estarán las flores

sobre tus huesos,


y el olvido.


El terror y el bálsamo

del olvido

esperan en el ataúd

de madera más viva

que la huella fugaz

que quisiste dejar.


D.B.

4.1.08

No one can truly write a book


Quién podrá escribir ese libro...

Laura Riding


The World and I

by Laura Riding


This is not exactly what I mean

Any more than the sun is the sun,

But how to mean more closely

If the sun shines but approximately?

What a world of awkwardness!

What hostile implements of sense!

Perhaps this is as close a meaning

As perhaps becomes such knowing

.Else I think the world and

I Must live together as strangers and die-

-A sour love, each doubtful whether

Was ever a thing to love the other.


No, better for both to be nearly sure

Each of each--exactly where

Exactly I and exactly the world

Fail to meet by a moment, and a word.

.

3.1.08

Cenizas de escritores



I

Tu y tus cenizas, tus apenas

escritas cenizas

desgastando la oda, las incitadas

raíces, el ojo extranjero;

con mano idiota, te arrastraron

hasta la ciudad, sin darte nada

te ataron

a este nudo de jergas. Tu tinta ha aprendido

la violencia del muro. Desterrado por siempre

en el corazón

de este silencio solidario, biselas las piedras

de tierra invisible, y te igualas

entre los lobos. Cada sílaba

es fruto del sabotaje.

.
Paul Auster, del libro Desapariciones

.

2.1.08

Hombre de arena


¿tendrías miedo

de mi corazón?


¿dejarás que el desierto

pueble esa ciudad

que buscaba las alturas?

.

D.B.
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