22.11.06

El sueño del Cromagnon, Universidad de Montreal

Hebdomadaire d'information
Volume 41 - numÉro 8 - 16 octobre 2006
Sommaire de ce numéro
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Le rêve de Cro-Magnon

Le rêve ne serait pas meublé de conflits non résolus mais de situations permettant au rêveur de se préparer à des dangers pressentis

Une scène de la grotte de Lascaux. Selon Michel Jouvet, spécialiste de la neurophysiologie du sommeil, cette scène ne représente pas un bison chargeant un chasseur, mais un chasseur rêvant à un bison. L’état de rêve serait marqué par le dormeur en érection et l’oiseau à proximité. Une telle interprétation colle tout à fait à la théorie de la simulation de la menace.

Considéré tantôt comme un message des dieux, tantôt comme un fantasme sexuel refoulé, le rêve a fait l’objet d’innombrables interprétations tout au long de l’histoire de l’humanité. Une nouvelle théorie, fondée sur une approche évolutionniste, a vu le jour au tournant de l’an 2000, selon laquelle le rêve serait un mécanisme nous permettant d’optimiser nos réflexes de survie face à un danger.

Cette théorie pour le moins originale et audacieuse a reçu l’attention d’Antonio Zadra, professeur au Département de psychologie. «L’un de ses mérites est de permettre la formulation d’hypothèses qui peuvent facilement être testées», souligne-t-il. Le professeur a réalisé la première étude basée sur cette théorie en vérifiant pas moins de huit hypothèses découlant de la nouvelle approche.

Comportements d’évitement

La théorie en question a été élaborée par Antti Revonsuo, directeur du Groupe de recherche sur la conscience au Centre de neuroscience cognitive à l’Université de Turku, en Finlande. Le rêve se serait développé, chez nos lointains ancêtres, afin de simuler une menace extérieure permettant au rêveur de mettre en pratique ou de répéter des comportements d’évitement du danger.

Dans l’environnement du pléistocène, la survie de l’individu était constamment menacée par les prédateurs, les tribus rivales ou les éléments de la nature. Les mécanismes d’évitement des dangers devaient être constamment sollicités et c’est dans cet état d’alerte perpétuel que la fonction onirique aurait pris la forme qu’on lui connait chez l’espèce humaine. La théorie repose également sur le fait que la représentation mentale d’une action peut amener une amélioration des habiletés motrices concernées.


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