27.11.06

Peri Rossi


Edad

Por Cristina Peri Rossi

Cuando le dije que no me contara nada
de su vida anterior
(tenía cuarenta y dos años, una larga
vida anterior, pues)
lo tomó como una muestra de generosidad.
Se equivocaba:
era puro egoísmo
a los cuarenta y dos años,
nadie puede contar más que obscenidades
y fracasos,
el arte de sobrevivir, en suma.

DJIAN


"Ne t’occupe pas de ce qu’on écrit sur toi, que ce soit bon ou mauvais.
Evite les endroits où l’on parle de livres. N’écoute personne.
Si quelqu’un se penche sur ton épaule, bondis et frappe-le au visage.
Ne tiens pas de discours sur ton travail, il n’y a rien à en dire.
Ne te demande par pour quoi ni pour qui tu écris
mais pense que chacune de tes phrases pourrait être la dernière."
(Philippe Djian - Lent Dehors).
.

26.11.06

Kerouac, desesperanzado (y van...)


Ravagé de désespoir, dévoré par le succès

En revanche, les vieux alpinistes seront comblés par ces inédits, ce côté brouillons, work in progress. Kerouac empile les adjectifs, les points de suspension. Il écrit dans sa chambre de Lowell (Massachusetts), il écrit à l'Université de Columbia, il écrit partout. C'est un graphomane doué, infatigable, généreux, inspiré. Sans s'en apercevoir, il invente un style bien à lui, inimitable, que Truman Capote qualifiera plus tard avec malveillance de « dactylographie ». Sur sa table de nuit repose un recueil de William Saroyan. Son credo est simple : « Souviens-toi par-dessus tout, Petit, qu'écrire n'est pas difficile, pas douloureux, que ça jaillit de toi avec aisance, que tu peux balancer une petite histoire à toute vitesse. » Il a illustré ce précepte tout au long de sa brève vie. (Il est mort à quarante-sept ans, ravagé d'alcool et de désespoir, dévoré par le succès et l'incompréhension.)

Son écriture bat comme un coeur. Du jazz, les livres qu'il aime, des échos whitmaniens, la ville aux odeurs si particulières, de la naïveté - elle est de son âge -, de la philosophie de bazar - idem - et un appétit à bouffer le monde tout cru, ces vignettes tracent le dessin d'une formation, le puzzle d'une jeunesse. Le volume contient également un récit d'une centaine de pages où l'on reconnaîtra sous des noms d'emprunt Allen Ginsberg et William Burroughs. Discussions sur les bancs de la faculté, commentaires pédants de Nietzsche, cendriers remplis de mégots, bars enfumés, jalousies féminines, ces étudiants dissertent à perte de vue dans un New York en noir et blanc. « Il était minuit, on a donc parlé de l'éternité et de l'infini et du gouvernement et des communistes et des femmes et des choses et même de pièces de théâtre. » Difficile de ne pas se joindre à la conversation.

22.11.06

El sueño del Cromagnon, Universidad de Montreal

Hebdomadaire d'information
Volume 41 - numÉro 8 - 16 octobre 2006
Sommaire de ce numéro
Archives de Forum

Le rêve de Cro-Magnon

Le rêve ne serait pas meublé de conflits non résolus mais de situations permettant au rêveur de se préparer à des dangers pressentis

Une scène de la grotte de Lascaux. Selon Michel Jouvet, spécialiste de la neurophysiologie du sommeil, cette scène ne représente pas un bison chargeant un chasseur, mais un chasseur rêvant à un bison. L’état de rêve serait marqué par le dormeur en érection et l’oiseau à proximité. Une telle interprétation colle tout à fait à la théorie de la simulation de la menace.

Considéré tantôt comme un message des dieux, tantôt comme un fantasme sexuel refoulé, le rêve a fait l’objet d’innombrables interprétations tout au long de l’histoire de l’humanité. Une nouvelle théorie, fondée sur une approche évolutionniste, a vu le jour au tournant de l’an 2000, selon laquelle le rêve serait un mécanisme nous permettant d’optimiser nos réflexes de survie face à un danger.

Cette théorie pour le moins originale et audacieuse a reçu l’attention d’Antonio Zadra, professeur au Département de psychologie. «L’un de ses mérites est de permettre la formulation d’hypothèses qui peuvent facilement être testées», souligne-t-il. Le professeur a réalisé la première étude basée sur cette théorie en vérifiant pas moins de huit hypothèses découlant de la nouvelle approche.

Comportements d’évitement

La théorie en question a été élaborée par Antti Revonsuo, directeur du Groupe de recherche sur la conscience au Centre de neuroscience cognitive à l’Université de Turku, en Finlande. Le rêve se serait développé, chez nos lointains ancêtres, afin de simuler une menace extérieure permettant au rêveur de mettre en pratique ou de répéter des comportements d’évitement du danger.

Dans l’environnement du pléistocène, la survie de l’individu était constamment menacée par les prédateurs, les tribus rivales ou les éléments de la nature. Les mécanismes d’évitement des dangers devaient être constamment sollicités et c’est dans cet état d’alerte perpétuel que la fonction onirique aurait pris la forme qu’on lui connait chez l’espèce humaine. La théorie repose également sur le fait que la représentation mentale d’une action peut amener une amélioration des habiletés motrices concernées.


17.11.06

No conformarse, justicia compañeros

No conformarse con un el tiempo hará justicia
exigir justicia ahora y siempre
la Sabiduría superior los castiga
no sabemos bien cómo
no interesa
lo que interesa es que no nos conformamos
y seguimos pidiendo justicia.
No conformarnos con un al menos,
al menos entraron a un juzgado
al menos pisaron un calabozo
no entendimos los tiempos
pero siempre pedimos justicia
para los que estaban escondidos
en la verguenza de su miedo
y más enterrados que aquellos
que quisieron borrar
los huesos tristes siguen hablando
en su ensordecedor silencio.
NO nos conformemos por favor.

Un dictador preso, un esbirro cruel preso...

Tantas veces me mataron,
tantas veces me morí,
Sin embargo estoy aquí resucitando.
Pero si estoy a la desgracia
y la mano con puñal
por qué mató tan mal,
y seguí cantando.


Cantando al sol como la cigarra
después de un año bajo la tierra,
igual que sobreviviente
que vuelve de la guerra.


Tantas veces me borraron,
tantas desparecí,
ami propio entierro fui
sola y llorando;
hice un nudo en el pañuelo
pero me olvidé después
que no era la única vez
y seguí cantando.


Cantando al sol como la cigarra
después de un año bajo la tierra,
igual que sobreviviente
que vuelve de la guerra.


Tantas veces te mataron,
tantas resucitarás,
cuántas noches pasarás
desesperando.
Y a la hora del naufragio
y la de la oscuridad
alguien te rescatará
para ir cantando.


Cantando al sol como la cigarra
después de un año bajo la tierra




igual que sobreviviente
que vuelve de la guerra.

16.11.06

Che, Caetano

Deusa urbana
Com voce eu tenho medo de me apaixonar
eu tenho medo de nao me apaixonar
tenho medo dele
os dois juntos onde eu nao podria entrar

com voce eu tenho mesmo de me conformar
eu tenho mesmo de nao me conformar
sexo heterodoxo, lapsos de desejo
quando eu vejo o seu besaba sobre nos

15.11.06

Federico, soneto de la dulce queja


...
Tengo pena de ser en esta orilla
tronco sin ramas, y lo que más siento
es no tener la flor, pulpa o arcilla
para el gusano de mi sufrimiento.
...

12.11.06

Babel


Comentario en The New York Times:

The splintered, jigsaw-puzzle structure of “Babel” will be familiar to viewers who have seen “Amores Perros” or “21 Grams,” the other two features Mr. Arriaga and Mr. González Iñárritu have made together. Indeed, this movie belongs to an increasingly common, as yet unnamed genre — “Crash” is perhaps the most prominent recent example — in which drama is created by the juxtaposition of distinct stories, rather than by the progress of a single narrative arc.

Perhaps the most common feature of movies of this kind is that they are more interested in fate than in psychology. The people in “Babel” behave irrationally — if often quite predictably — but any control they appear to have over their own lives is illusory. They suffer unequally and unfairly, paying disproportionately for their own mistakes and for the whims of chance and the laws of global capitalism.

In “Babel” there seems to be an active, palpable tension between the schematism of Mr. Arriaga’s scenario and the sensuality of Mr. González Iñárritu’s filmmaking. Some of the most exciting and powerful sequences — a Tokyo nightclub rave, the wedding of Amelia’s son — push beyond the constraints of the narrative and defy, at least for a time, the grim inevitability that hovers over the film.

The sheer sensory exuberance of the film at once subverts the fatalism of its story and lends it whatever credibility it has. On paper, very little of it makes sense, but what is on screen has an almost physical impact. In the end “Babel,” like that tower in the book of Genesis, is a grand wreck, an incomplete monument to its own limitless ambition. But it is there, on the landscape, a startling and imposing reality. It’s a folly, and also, perversely, a wonder.

“Babel” is rated R (Under 17 requires accompanying parent or adult guardian). It has strong language, nudity and intense violence.

BABEL

Opens today in New York.

Directed by Alejandro González Iñárritu; written (in English, Spanish, Japanese, Berber, Arabic and sign language, with English subtitles) by Guillermo Arriaga, based on an idea by Mr. González Iñárritu and Mr. Arriaga; director of photography, Rodrigo Prieto; edited by Stephen Mirrione and Douglas Crise; music by Gustavo Santaolalla; production designer, Brigitte Broch; produced by Mr. González Iñárritu, Jon Kilik and Steve Golin; released by Paramount Vantage. Running time: 143 minutes.

WITH: Brad Pitt (Richard), Cate Blanchett (Susan), Gael García Bernal (Santiago), Koji Yakusho (Yasujiro), Adriana Barraza (Amelia), Rinko Kikuchi (Chieko), Said Tarchani (Ahmed), Boubker Ait El Caid (Yussef), Mustapha Rachidi (Abdullah), Elle Fanning (Debbie), Nathan Gamble (Mike) and Mohamed Akhzam (Anwar).

9.11.06

Compañero invisible


No sé, pero hoy compañero invisible
tomaría un vino en su honor
como si lo degustara
en sorbos lentos
de copa profunda.
Usted me daría el color
rubí
y el perfume
de maderas
y llenaría ese abrazo vacío.
Nada más pido esta noche compañero
tan invisible
algo de su risa
pero no es usted, claro está
quien llena la copa vacía.
Ahora digo adiós.

7.11.06

Carver y la palabra perfecta



Un buen relato, según Carver, debe fluir con agilidad. Para lograrlo el escritor debe encontrar las palabras justas, la imagen precisa y la puntuación exacta para que el lector se sienta atrapado por la historia y no pueda levantar los ojos del texto “aunque se incendiara la casa”. La búsqueda de la palabra justa es propia de la poesía, sin duda, de ahí la toma Carver, concretamente de Ezra Pound: la máxima precisión en el decir es la única moral de la escritura; pero también la podemos ver en los mejores cuentistas, Rulfo, Borges, Poe... La palabra precisa, nada de más, nada de barroquismos novelescos...

4.11.06

El color que el infierno me escondiera



Carlos Martínez Moreno nació en Colonia, Uruguay, y murió en México en 1986.
A los cuarenta y tres años, cuando se inició en el oficio de narrador, contaba ya con vasta experiencia de la palabra. De 1943 a 1951 se hizo cargo de la crítica de teatro del semanario Marcha, publicación que agrupó a gran parte de los intelectuales independientes de la política oficial desde la fecha de su fundación (1939) hasta la de su clausura por el gobierno militar, en 1974. A la experiencia del periodismo crítico, común a los miembros de su generación literaria (a la cual Ángel Rama llamó, justamente, generación crítica) aunaba el ejercicio de la abogacía. Sin duda el alegato oral, la organización del discurso encaminado hacia el convencimiento y la demostración, se le convirtieron en hábitos lingüísticos. Fue defensor de oficio durante años y defensor de presos políticos desde 1968 hasta el momento de su exilio en México, a mediados de los setenta. Aquí vivió sus últimos años trabajando como profesor de la unam, junto con su esposa, Carmen García (también abogada e investigadora de la Universidad Nacional), y su hija menor, Matilde.

Si hay un aspecto de la experiencia biográfica que caracteriza su obra, éste es el ejercicio de la abogacía. Careos, procesos y casos criminales, confesiones, constituyen el tema y a la vez la estructura de sus narraciones. A esta zona de experiencia vital pertenecen "El careo" y "Los candelabros". Este último relato fue incluido en el volumen Animal de palabras; asimismo, forma parte de la novela El color que el infierno me escondiera, a la que el autor calificó de "memorial patético"; memorial del hombre y del defensor de presos políticos en los momentos de mayor enfrentamiento entre la guerrilla y las fuerzas gubernamentales.

Leída en su conjunto, la obra de Martínez Moreno se orienta hacia el desentrañamiento de una verdad mediante desenmascaramientos, investigaciones, denuncias, descensos a los bajos fondos, conjeturas destinadas a agotar los posibles desarrollos de una historia (como en "La puerta"). Parafraseando a Borges, son las suyas "obras de imaginación razonada", devotas de los poderes de la razón para iluminar el mundo, y de los poderes del lenguaje para expresarlo. Siempre precisa, ocasionalmente coloreada de humor, su prosa echa luz sobre un mundo frecuentemente sórdido y apasionado hasta los límites de lo execrable. Aun iluminado, sometido a una vasta red de causas, efectos y conjeturas, el abismo humano sigue allí, presente y ejerciendo una irresistible fascinación.

Rocío Antúnez Olivera es profesora-investigadora de la Universidad Autónoma Metropolitana Iztapalapa, adscrita al área de investigaciones en Literatura Hispanoamericana. Es autora de Felisberto Hernández, el discurso inundado (México, Katún, 1985)

2.11.06

Testigo de la barbarie: Robert Fisk en Iraq



publicado el 15 de abril de 2003 por The lndependent/UK

"Para Iraq este es el ’Año Cero’ ; con la destrucción de las antigüedades en el Museo Arqueológico Nacional el sábado y la quema del Archivo Nacional y después de la Biblioteca Coránica, la identidad cultural de Iraq se ha borrado. ¿Por qué ? ¿Quién prendió el fuego ? ¿Con qué demente finalidad se ha destruido toda esta herencia ?"

Ayer [14 de abril] se produjo la quema de libros. Primero llegaron los saqueadores, después los incendiarios. Fue el último capítulo en el saqueo de Bagdad. La Biblioteca Nacional y el Archivo Nacional, un tesoro de valor incalculable de documentos históricos otomanos -incluyendo los antiguos archivos reales de Iraq- se convirtió en cenizas a 3.000 grados de temperatura. Después prendieron fuego a la Biblioteca Coránica y al Ministerio del Legado Religioso.

Vi a los saqueadores. Uno de ellos me maldijo cuando intenté reclamarle un libro de leyes islámicas que llevaba un niño de no más de 10 años. En medio de las cenizas de la historia iraquí, encontré un archivo volando por los aires : páginas de cartas escritas a mano en la corte de Sharif Hussein de la Meca -que dio comienzo a la revolución árabe contra los turcos- para Lawrence de Arabia y los gobernadores otomanos de Bagdad.

Y las tropas estadounidenses no hicieron nada. Todo volaba sobre el patio mugriento. Y las tropas estadounidenses no hicieron nada ; cartas de recomendación para las Cortes de Arabia, peticiones de munición para las tropas, informes sobre robo de camellos y ataques a los peregrinos, y todo escrito en delicada caligrafía. Yo sostenía en las manos los últimos vestigios de la historia escrita de Iraq. Pero para Iraq este es el Año Cero ; con la destrucción de las antigüedades en el Museo Arqueológico Nacional el sábado y la quema del Archivo Nacional y después de la Biblioteca Coránica, la identidad cultural de Iraq se ha borrado. ¿Por qué ? ¿Quién prendió el fuego ? ¿Con qué demente finalidad se ha destruido toda esta herencia ?

Cuando vi la Biblioteca Coránica ardiendo en llamas de 30 metros de altura desde las ventanas, corrí a las oficinas de los ocupantes, la Oficina de Asuntos Civiles de los marines de EEUU. Un oficial gritó a uno de sus compañeros "este chico dice que hay alguna biblioteca bíblica [sic] ardiendo". Le di el plano de situación, el nombre exacto en árabe y en inglés y dije que el humo se podía ver desde una distancia de casi 8 kilómetros de distancia y que sólo tardarían cinco minutos en llegar allí. Media hora más tarde, no había ni un estadounidense en el lugar de los hechos y las llamas alcanzaban los 60 metros de altura.

La capital de la cultura

Hubo un tiempo en que los árabes decían que sus libros se escribían en El Cairo, se imprimían en Beirut y se leían en Bagdad. Ahora arden en las bibliotecas de Bagdad. En el Archivo Nacional no sólo se conservaban documentos del califato otomano, sino incluso de los tiempos oscuros de la historia moderna del país, documentos manuscritos de los años 1980-88 de la guerra Irán-Iraq, con fotografías personales y diarios militares, y copias de microfichas de los periódicos árabes que se remontaban hasta principios de 1900.

Pero los documentos más antiguos y los archivadores estaban en los pisos superiores de la biblioteca donde la gasolina debe haberse utilizado a conciencia para incendiar el edificio El calor era tal que el mármol del suelo se había levantado y el cemento de las escaleras que yo iba subiendo se estaba rompiendo.

Los papeles en el suelo estaban todavía tan calientes que no se podían tocar, no tenían ni ilustraciones ni escritura y se convertían en ceniza en el instante que los cogía. Otra vez, de pie envuelto en este sudario de humo azul, me hacía la misma pregunta, ¿por qué ?
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